Le rouge sang des armes blanches n’est pas si impur. Il a beau s’écouler et de disperser le long de cette plaie affligeante, il devient rapidement marron foncé pour marquer à tout jamais. Doux globules éparpillés et lentes gouttelettes tombantes, telle une mixture infâme… mais mourant à l’état pur, se vidant de son sens à l’air libre, ne pouvant goûter cette liberté retrouvée. La nécessité de vivre enfermé n’est pas une simple représentation de la réalité. Elle s’inscrit dans le complexe mécanisme de l’intériorisation passive. Ne pas y penser serait le confirmer mais l’imaginer reviendrait à la refouler. Quiconque oserait le soudoyer risquerait de se matérialiser en cette bulle montante.
Liberté enfermée ou enfermement libérée ? L’évidence n’est pas toujours là où on l’attend. Parfois opaque, souvent dissimulée, elle joue de nos sens, de ses concepts acquis sans conscience, de ces images associées et de ces preuves irréfutables. Esprits cartésiens et fantasques s’unissent en cette déchéance. Pensez comme vous voudrez mais pensez tel que vous devrez. La solitude pourra vous éclairer mais non vous soulager.
KagliostroF, 25 septembre 2007