Face à la vie, face au tarmac, le temps passe mais ne fuit pas. Soleil couchant, aube chatoyante… le gris semble intemporel au milieu de ces couleurs rougeoyantes… Ces jaunes orangés, ces oranges rosés, ces roses violacés. Ce violet… ce mauve… une veine coupée ne saurait si bien le représenter. Et ce cœur enfermé aimerait tant en être irrigué… Tant de sècheresse, tant de paresse. Tant d’étreintes désirées et tant d’envies à partager.
Une voute métallique telle une prison. Un parvis glacé s’ouvrant vers l’infini, celui d’un espace à conquérir et à dévorer. Celui des rêves et des songes… mais aussi des pires craintes. Celle d’y rester. Celle de souffrir. Celle de ne pas être aimé par ceux qu’on désire et qu’on imagine notre. Tant de désillusions, de désespoirs. Tant de surprises pourtant. Toujours cette voute... Un palais renfermé, clôturé. Une envie de s’échapper, de s’enfuir pour crier, de s’évader pour pleurer et d’abandonner…
Se placer en bout de piste et se sentir léger
KagliostroF, 20 octobre 2007
You're the reason I'm leaving...