Un escalier sans fin qui perpétuellement s'élève... ou s'enfouit dans la bassesse de notre esprit. Une idée ensorcelée qui fuit la contrée de notre raison pour s'enfermer dans le désert de nos peurs. Une envie, un instant. Puis un silence, pour longtemps.
File sans te retourner avant que ne te rattrapent les douces notes qui venaient de t'appeler. Elles n'ont tant criées que pour te protéger des énigmes qui te faisaient et te font, encore aujourd'hui, douter de ce que tu désires héberger en ton intime conception. Considérations malhonnêtes ou simple exutoire égoïste, tes paroles se désaccordent de tes pensées bien trop longtemps refoulées. Tu as beau te démener mais rien n'y fait, l'achèvement intense d'un plaisir trouvé ne peut se résoudre à persister en un contact qui au final n'a de sincère que sa représentation virtuelle. Une représentation certes, mais un déversoir de données immatérielles dont la franchise ne peut être qu'absoute. Nos patrimoines sentimentaux se chevauchent tant et cependant, ils font de nos sentiments des êtres si différents que chacun comprend la détermination qu'à l'autre à protéger ses valeurs. Mais des valeurs communes ne peuvent s'opposer à un consentement tant virtuel qu'établi inconsciemment.
Perdu en ces mots qui ne me correspondent plus je reste, lancinant, à t’observer au milieu de cette foule pourtant si attrayante, à t’attendre en cette pièce désormais saignante, à désirer ces douces et subtiles caresses. Des relents d’odeurs à peine perceptibles, totalement incongrues, me rappellent cependant la tendresse de descentes enlacées, de ces désirs inavoués, de ces espoirs bien trop profondément redoutés.
KagliostroF, 23 février 2008
It's hard to be a cat in this fucking town...