J’aimerais que tu remarques mon absence, que tu remarques quand je m’absente, que tu remarques ces silences qui passent. J’aimerais que tes yeux se révulsent à l’idée de devoir supporter cette lancinante immersion dans le domaine des morts. J’aimerais te sentir suer à l’évocation de mon nom et que tu endures cette moiteur jusqu’à ce que nos êtres se fassent face, jusqu’à ce que les frêles odeurs qui te hantent incessamment telles un mauvais songe maléfique irritent les souvenirs de tes sens pourtant perpétuellement désavoués par la réalité du quotidien.
J’ose imaginer le plaisir malsain que tu prends à disséminer tes brides d’espoir. Ces quelques gestes détournés, ces paroles pas si insignifiantes pour tant de gens, ces regards et ces rires… T’affronter serait si dur… T’affronter est si dur…
Silence !
KagliostroF, 9 novembre 2008