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Trois saisons en enfer
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Trois saisons en enfer

VIP-Blog de troissaisonsenenfer
  • 19 articles publiés
  • 7 commentaires postés
  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 24/09/2007 10:18
    Modifié : 28/06/2009 16:43

    Garçon (23 ans)
    Origine : Paris
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    Joie et émotion

    28/06/2009 16:43



    Mensonge, Attirance et Tétanie... Tristesse, Hostilité et Inconscience... Ecriture Unique... Parce que tu l'as demandé... A quoi bon se mentir ? Tu veux me voir aligner des mots heureux, tu souhaites lire des phrases joyeuses... Que fais-tu des attirances intimes ? Ces sensations qui nous habitent et nous définissent en tant que tel ? Ces modes d'expression que nous utilisons pour nous sentir en cohérence avec nous-mêmes ? Es-tu mal à l'aise d'échanger avec quelqu'un qui vit les choses différemment... qui ne conçoit le bonheur comme un état défini et circonscrit mais comme une représentation supérieure de ce à quoi nous aspirons ? La morosité, l'ennui, la frayeur... n'est-ce pas une forme de joie ? Celle de se construire, non pas par ce que nous souhaitons, mais par ce que nous répugnons à être ? Se voie en tant que négation des choses, en tant qu'opposition à la réalité qui nous entoure ? Ne trouves-tu pas la noirceur d'un écrit aussi touchante que la réalité d'une joie intense ? Tristesse et Hostilité. Noirceur et fureur extrême. Envies dégradantes. Vivre en rouge et noir et pourrir vulgairement... tel de faibles végétaux, sans envies, sans consistance... Hanté d'êtres démoniaques qui nous entourent, nous tirent et nous éliminent. Ces monstres sanguinolents qui nous ricanent au nez et nous traînent, qui nous éparpillent et nous ensevelissent... ceux-là même qui nous gardent vivant pour nous voir nous disloquer, nous décomposer et disparaître sous leurs yeux... sous leurs sourires... face à leur joie. Inconscient de l'ordinaire... subjugué par ses émotions... Le temps passe comme s'il nous aidait alors qu'il nous détruit. Il élimine les derniers rejetons qui élaboraient la subtile puanteur de notre société. Ce doux parfum, pourtant, que nous aimons tant parcourir. Ces filets de sens, cet élancement de sensations, cet enivrement... Comment une odeur si hostile peut-elle être si familière ? Ecrire pour se soulager. Ecrire pour se différencier. Ecrire pour s'évader. Pourquoi calquer le fonctionnement de ses émotions dans un écrit alors que nous pouvons vivre ces sensations ? Pourquoi ne pas profiter des possibilités qu'offrent les mots pour détourner les bonheurs de la réalité en une froideur mystique ? Les mots pour fuir le quotidien ? Et pourquoi donc écrire sur les joies qui nous font vivre ? Nous les vivons une première fois, nous en profitons, nous en abusons ! Laissons place à la douleur... laissons-la s'exprimer pour qu'elle ne ressente pas le besoin de nous habiter... laissons-la à distance de nous en la couchant sur un papier froid... glacé... Parce que tu n'attendais pas cela... KagliostroF, 26 juin 2009




    Hopes behind fuzziness

    18/11/2008 23:34

    Hopes behind fuzziness







    Triptyque amoureux !

    12/11/2008 00:26



                    Les mots perdent leur sens dans de trop nombreuses situations. On les utilise, on les découpe. Les prononcer les use. Les écrire les fige, les assassine. Les pensées les éclaire, les densifie, leur donne du sens. Pourtant, les dire permet aux autres de les imaginer, de se les représenter voire de les rêver. Paradoxe sémantique ou simple dilemme sentimental ? Aucune affirmation, aucun mot ne peut l’expliquer. Du moins pas les miens. Chacun aimerait les entendre, te les voir prononcer. Chacun fondrait à l’énonciation de ces quelques mots. Les amoureux se les glissent à l’oreille, les couples se déchirent sur leur fréquence. Les solitaires espèrent pouvoir les supporter. Pourquoi n’en veux-je pas ? Ne me les donne pas ! Pas tout de suite… pèse les, ressens les, exprime les par tes sens… Attendre le moment opportun… Attends ! Ils prennent tellement de sens. Tant de chemins détournés permettent de montrer ce que l’on enfoui en notre être, en notre corps, en notre cœur. Il suffit de les exprimer, de les entendre de les laisser vivre. Trop de fois. Trop souvent. Trop lentement. Trop faiblement.
     
                    Trop de fois je les ai donnés. Trop de fois on me les a prononcés. Combien sont réellement venus à l’instant présent ? Combien se sont laissés intérioriser ? Combien ont simplement ricoché ? … Trop ! Trop de fois et sans réelle conviction ! Trop souvent… mais comment le reprocher ? Rarement je les ai dit et cependant souvent on me les a offert. Je n’arrive pas à les exprimer sans sentiment. Est-ce louable ? Est-ce méprisable ? Ou simplement normal, voire moral ? Je l’ignore… et peu m’importe… je suis ainsi. Etonnamment je change. Je crève de ne pouvoir donner ce que j’ai. Les rôles s’inversent. C’est à mon tour de me sentir rejeté et d’avoir envie de crier ce que je ressens. Pourquoi ? Ne me le demande pas !
     
                    Fuguons, fuguez… Je marche sur ce quai. Vent de face. Face cachée. Cachée par le doute. Elle brille. Un scintillement perdu dans mes yeux. Une lueur brille, mais pas comme à l’accoutumée. On ne prononce que ce que l’on croit. Et moi, je ne crois plus. Je pense, j’espère. Des souhaits. Je ne veux plus me retourner. Un passage unique. Espérer n’a rien de futuriste. Pourquoi l’espérance nous ferait-elle avancer ? Elle nous hante et nous retourne. Elle nous fait regarder le passé. Ce temps révolu. Ce temps où les gens ne vous voient pas. Ce temps où l’on vous félicite.
     
    KagliostroF, 11 novembre 2008





    Né pour qui de droiT

    09/11/2008 23:40



    Instants soudains et moments opportuns
    Quand de tes mains s’échappent ces dessins
    Quand en ton sein dérapent tes desseins
    Moment opportuns et instants soudains
     
    Instantané, instant tané de rouge
    Arabesque et volupté empruntée
    Obscurité irritée de ce noir
     
    Bien que mon cœur de Pierre ne roule
    Tu me laisses entrevoir ce mot plus long
    Qu’à l’accoutumée et pourtant si familier
    Quand de craintes, et de peurs, il s’est rassasié
     
    KagliostroF, 5 décembre 2007





    (silence)

    09/11/2008 23:30



                    J’aimerais que tu remarques mon absence, que tu remarques quand je m’absente, que tu remarques ces silences qui passent. J’aimerais que tes yeux se révulsent à l’idée de devoir supporter cette lancinante immersion dans le domaine des morts. J’aimerais te sentir suer à l’évocation de mon nom et que tu endures cette moiteur jusqu’à ce que nos êtres se fassent face, jusqu’à ce que les frêles odeurs qui te hantent incessamment telles un mauvais songe maléfique irritent les souvenirs de tes sens pourtant perpétuellement désavoués par la réalité du quotidien.
                    J’ose imaginer le plaisir malsain que tu prends à disséminer tes brides d’espoir. Ces quelques gestes détournés, ces paroles pas si insignifiantes pour tant de gens, ces regards et ces rires… T’affronter serait si dur… T’affronter est si dur…
                    Silence !
     
    KagliostroF, 9 novembre 2008





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