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Sans titre I
17/11/2007 13:08
La douce chaleur de ton corps suant
Malgré sa pâleur, son charme violent
Se répand le long de mes membres
Et les enserre, et les enferme.
Un sourire se révèle sur mes lèvres. Celles qui, sur les tiennes, aimeraient s’abandonner, se relever, se révéler… Deux fines lignes d’où découle un plaisir intense. Deux arabesques soudées en ce coin dans lequel je me perdrais… Un angle arrondi qui déclenche cette impression de joie sur ton visage. Ce petit bout de rien qui laisse entrevoir des moments prospères, des souvenirs à former, à imaginer, à conserver. S’imprégner de tes sens… Porter ton odeur… te porter en mon cœur…
Imagination débordante
Ou frivole envie fluctuante ?
La lente descente de tes mains rassure les terribles doutes qui me hantent.
KagliostroF, 17 novembre 2007
There is a love in me raging,
A joyous, magical feeling.
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Des larmes coulent
17/11/2007 13:07
Je ne comprends plus mes douleurs ni mes souffrances. Elles m’envahissent à une vitesse si folle que je n’arrive plus à la contenir, ni à la retenir, ni à y subvenir. Mon corps et mon cœur sont en état de siège. Au bord de la rupture, ils se referment sur eux-mêmes pour mieux résister mais ils se densifient trop pour me laisser un chemin de réflexion. Je n’arrive plus à penser, à réfléchir, à observer. Je n’arrive plus à être moi-même. Je n’arrive plus à dire ce que j’aimerais. Tant de choses m’oppressent. Ma conscience me fuit et se cache. Une noirceur m’envahit. Toutes ces idées que je hais mais qui sont belles et bien présentes. Toutes ces horreurs que l’on n’a le droit d’éprouver, toutes…
Mes organes s’entrechoquent, s’entremêlent et se condensent. Ce mal intérieur me fait tant souffrir, il m’habite. Mes intestins égorgent mes envies et mes désirs. Ils se vident de sang, ils perdent leurs espoirs… ils se remplissent de caillots de morve noire. Ma circulation s’arrête. Je me sens refroidir et partir. Je me sens mourir comme une vulgaire bête que l’on abat, comme un être dénué de sentiments, comme un gibier qu’on laisse pourrir après l’avoir braconné pour le plaisir. Ce plaisir de jouer avec les autres. Ce plaisir de détruire pour montrer notre force, notre puissance. « Cette folie ne montre que ton impuissance. Elle fait de toi un être incapable de penser, d’aimer, d’estimer ».
Désormais empli de ce vide, sans but, sans destination. Où dois-je aller ? Une telle décision m’est impossible à prendre. Je ne suis qu’un homme. Un homme en souffrance… un homme…
Je n’arrive plus à faire la part des choses. Pourquoi mes sens sont-ils si altérés ? Pourquoi, moi, que les autres disent si cultivé, suis-je incapable de voir où je vais ? Pourquoi les autres y arrivent ? A quoi sert cette foutue culture si ce n’est pour nous rendre malheureux. Mais prenez-la ! Pillez-moi ! Videz-moi de cette essence que je préfèrerais n’avoir. Otez-moi ce sens des choses. Je ne veux plus réfléchir. Pourquoi suis-je incapable de ne pas me poser de questions ? Pourquoi ? Un seul jour, un seul ! J’aimerais arrêter de pensée, arrêter de vivre. Tutoyer cette mort. Ressentir ce vide. Aborder le néant, le humer, le sentir m’envahir, me déchiqueter. Brule ma vie rien qu’une journée, une heure, un instant. Vide mon être de sa substance pour que je puisse le combler de tant de nouvelles choses futiles. De nouvelles émotions. De nouvelles visions. Des sentiments épurés, pardonnés, décuplés… inconscients.
KagliostroF, 15 novembre 2007
Des larmes coulent…
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Commentaire de RRdC (19/04/2009 21:19) :
Un texte rythmé pour faire ressentir les assauts répétés et implacable du
Spleen. J'ai l'impression assez desagréâble de me répeter en
disant que c'est merveilleusement écrit...Le lecteur, enfin il
s'agit de moi et cela n'engage que moi, ressent la fureur et la
puissance de ton spleen qui a littéralement et littérairement pris
l'avantage sur toi, l'idéal disait Baudelaire, jadis...
http://www.scribouillard.over-blog.com
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Pensées en bribes
15/11/2007 09:44
Mon esprit est noir, noir comme ce charbon et cette suie qui emprisonne mes pensées bien trop souvent dévouées à ce matérialisme oppressant et étouffant de notre environnement. Il n’est pas plus clair que la peau des mineurs remontant de leur labeur irritant et qui s’éclaircissent au soleil. Jamais il ne m’absout, jamais il ne me condamne… il me fait tel que je suis, tel que je me vois. Il me fait tel que personne ne me voit et ne me verra. Il me fait moi. Mon esprit est mon opposé dans la vision manichéenne de mon être.
14 novembre 2007
Pourquoi sommes-nous si proche de la cruauté ? Pourquoi nos actes si anodins affectent autant les êtres les plus familiers ? Mon cœur souffre. Il coule et ces flots lancinants l’abreuvent d’une matière impure, une nourriture inconséquente… En quelques instants, mon univers vient de s’effondrer lamentablement. Reconstruire ? A quoi bon ? Pour repartir ? Et après ? Une noirceur obsédante, vulgaire et déplacée, une pensée douloureuse… celle de n’être qu’un. (In)accessit…
15 novembre 2007
Mon cœur durcit et mes jambes fléchissent. Ma bouche s’assèche et mes yeux s’humidifient. Mon sang se glace et mes pensées s’échauffent. Jusqu’au bout des ongles je m’effrite. Chacune de mes denses couches protectrices se délie et s’effiloche. Un pavé qui se réduit. Une blessure ouverte qui n’attend qu’une chose… que tu la refermes…
15 novembre 2007
KagliostroF
Words of wisdom
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Rouge oppressant
25/10/2007 09:24
Tu t’éparpilles si souvent sur l’horizon
Que tes vibrations nous remontent en frissons.
Ces longues torpilles venant de nulle part
Dispersent ta toison au-delà des remparts.
Empaqueté par de si faibles sensations
Tu nous murmures le récit de tes passions.
A tout jamais, tu saigneras.
L’aube de nos peurs, tu engendreras.
Pour que nos cœurs, de tes larmes, se parent
En nos poignets, tu seras rare.
KagliostroF, 25 octobre 2007
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Commentaire de RRdC (19/04/2009 20:31) :
Tu nous offres un très joli bouquet de rimes riches...Un poème court mais
prenant...Oserai-je dire, entetant? Je l'ose alors...
http://www.scribouillard.over-blog.com
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En bout de piste
23/10/2007 18:12
Face à la vie, face au tarmac, le temps passe mais ne fuit pas. Soleil couchant, aube chatoyante… le gris semble intemporel au milieu de ces couleurs rougeoyantes… Ces jaunes orangés, ces oranges rosés, ces roses violacés. Ce violet… ce mauve… une veine coupée ne saurait si bien le représenter. Et ce cœur enfermé aimerait tant en être irrigué… Tant de sècheresse, tant de paresse. Tant d’étreintes désirées et tant d’envies à partager.
Une voute métallique telle une prison. Un parvis glacé s’ouvrant vers l’infini, celui d’un espace à conquérir et à dévorer. Celui des rêves et des songes… mais aussi des pires craintes. Celle d’y rester. Celle de souffrir. Celle de ne pas être aimé par ceux qu’on désire et qu’on imagine notre. Tant de désillusions, de désespoirs. Tant de surprises pourtant. Toujours cette voute... Un palais renfermé, clôturé. Une envie de s’échapper, de s’enfuir pour crier, de s’évader pour pleurer et d’abandonner…
Se placer en bout de piste et se sentir léger
KagliostroF, 20 octobre 2007
You're the reason I'm leaving...
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Commentaire de RRdC (19/04/2009 11:18) :
Il faut dire que pour être noir, tes poèmes le sont...Peut-être une
influence baudelairienne ou brelienne derrière? Je ne sais! En tout état de
cause, je commence à me forger l'idée que tu as un réel don pour
l'écriture...Encore une fois, nous sommes loin des poèmes enfantins
que tu prétendais écrire...
Continue!
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